Que faut-il savoir sur le numéro 09 48 00 17 28 et les avis le concernant ?
6 août 2026 à 11h39Au sein d’un Comité Social et Économique, le trésorier joue un rôle central. Il gère les budgets, contrôle les dépenses et garantit la transparence financière de l’instance. Pourtant, beaucoup d’élus qui occupent ce poste arrivent sans bagage comptable ou juridique solide. Une formation adaptée change alors tout. Voici ce qu’il faut savoir avant de se lancer.
Le trésorier du CSE : un rôle clé qui exige des compétences précises
Le trésorier du CSE assume des responsabilités lourdes. Il tient la comptabilité des deux budgets obligatoires — le budget de fonctionnement et le budget des activités sociales et culturelles (ASC) — et il rend des comptes devant les salariés lors des assemblées générales. En cas d’erreur de gestion ou de manquement aux obligations légales, sa responsabilité personnelle peut entrer en jeu.
Pourtant, la loi ne définit pas de profil type pour ce poste. N’importe quel membre élu du bureau du CSE peut devenir trésorier, qu’il soit technicien, commercial ou opérateur. Cette absence de prérequis rend la formation d’autant plus indispensable.
Concrètement, le trésorier doit maîtriser plusieurs domaines :
- La comptabilité associative, car le CSE suit des règles proches de celles des associations loi 1901 ;
- Le droit du travail appliqué au CSE, notamment les obligations de présentation des comptes ;
- La gestion budgétaire, pour anticiper les dépenses, construire un budget prévisionnel et gérer les subventions patronales ;
- Les outils numériques de gestion, de plus en plus utilisés pour tenir les livres de comptes et produire les rapports annuels.
Sans formation, le trésorier risque de commettre des erreurs qui nuisent à l’ensemble de l’instance et, in fine, aux salariés qu’il représente.

La formation du trésorier de CSE est-elle une obligation légale ?
La réponse courte : non, aucun texte de loi n’impose spécifiquement une formation au trésorier du CSE. Mais la réponse complète est bien plus nuancée.
Le Code du travail prévoit une formation économique pour les membres titulaires du CSE dans les entreprises d’au moins 50 salariés. Cette formation dure jusqu’à cinq jours, et l’employeur doit la financer sur le budget de fonctionnement du CSE. Elle couvre des notions d’économie d’entreprise, de comptabilité et de gestion, ce qui profite directement au trésorier dans l’exercice de ses fonctions.
Par ailleurs, les CSE dont les ressources annuelles dépassent 153 000 euros ont l’obligation légale de tenir une comptabilité en bonne et due forme, voire de faire appel à un commissaire aux comptes au-delà de certains seuils. Dans ce contexte, le trésorier doit impérativement comprendre les mécanismes comptables pour remplir ses obligations sans déléguer l’ensemble à un prestataire externe.
En clair, si la loi ne nomme pas explicitement une « formation obligatoire pour le trésorier », elle impose des résultats — une gestion transparente, des comptes conformes, des rapports lisibles — que seule une formation sérieuse permet d’atteindre.
Pour les élus qui souhaitent aller plus loin que la formation économique générale, il existe des parcours spécialisés. Une formation pour le trésorier du CSE permet d’acquérir les compétences spécifiques à la gestion des deux budgets, à la production des documents comptables et à la communication financière auprès des salariés. Ce type de programme apporte une vraie valeur ajoutée, bien au-delà des bases prévues par le législateur.
Comment choisir la bonne formation pour le trésorier du CSE ?
Face à la multitude d’organismes de formation qui proposent des programmes dédiés aux élus du CSE, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Voici les critères essentiels à examiner avant de signer.
Le contenu pédagogique
Un bon programme couvre a minima :
- Les règles de gestion des deux budgets du CSE
- La tenue des livres comptables et la clôture des exercices
- Les obligations de présentation des comptes selon la taille du CSE
- La détection des erreurs courantes et les bonnes pratiques de contrôle interne
Méfiez-vous des formations trop généralistes qui abordent la trésorerie du CSE comme un sujet secondaire, noyé dans un catalogue de thématiques RH ou juridiques.
Le profil des formateurs
Privilégiez des organismes qui font intervenir des professionnels avec une expérience concrète : experts-comptables spécialisés dans le secteur associatif ou le droit syndical, anciens élus ou consultants en gestion de CSE. Un formateur qui connaît le terrain transmet des savoirs directement applicables.

Le format de la formation
Présentiel, distanciel ou hybride ? Les trois formules présentent des avantages selon la situation du trésorier. Le présentiel favorise les échanges entre participants et les mises en situation. Le distanciel offre plus de flexibilité, notamment pour les élus dont l’emploi du temps est chargé. Certains organismes proposent aujourd’hui des modules en e-learning complétés par des sessions synchrones, ce qui combine les deux bénéfices.
La reconnaissance de l’organisme
Vérifiez que l’organisme dispose d’une certification qualité reconnue, comme la certification Qualiopi, qui conditionne l’accès au financement par le biais des OPCO ou du budget de fonctionnement du CSE. Renseignez-vous aussi sur les avis d’anciens participants et sur l’expérience de l’organisme dans le domaine des instances représentatives du personnel.
Le financement
L’employeur finance la formation économique des membres titulaires dans la limite légale prévue. Pour les formations complémentaires, le CSE peut mobiliser son propre budget de fonctionnement. Certains organismes accompagnent les élus dans les démarches administratives liées au financement, ce qui facilite grandement les choses.
Ce qu’il faut retenir
Le trésorier du CSE occupe un poste à forte responsabilité. Même si aucune loi ne lui impose formellement une formation spécifique, les obligations qui pèsent sur le CSE en matière de comptabilité et de transparence financière rendent cette démarche incontournable. Se former, c’est protéger le comité, servir les salariés avec sérieux et exercer son mandat en toute confiance.
Choisir la bonne formation demande un minimum de vigilance : examiner le contenu, le profil des formateurs, le format pédagogique et les modalités de financement. En prenant le temps de comparer les offres, le trésorier met toutes les chances de son côté pour réussir dans sa mission.
